Sans-papiers : "Les centres de rétention sont trop grands". Alors que les manifestations se poursuivent dans les centres de rétention administrative du Mesnil-Amelot et de Vincennes, Laurent Giovannoni, secrétaire général de la Cimade -association autorisée à pénétrer dans ces centres- revient sur les causes du mouvement.
Pourquoi ce mouvement de contestation à Vincennes et au Mesnil-Amelot ? Les conditions y sont-elles plus mauvaises que dans les autres centres?
La presse parle beaucoup de ces incidents. Mais ils ne sont pas exceptionnels. Des mouvements de ce type, plus courts en général, éclatent régulièrement dans les centres de rétention. Le mécontentement est peut-être plus fort au Mesnil et à Vincennes du fait de la taille de ces centres. Le premier est prévu pour 140 personnes. Le second, divisé artificiellement en deux établissements, reçoit deux fois 140 personnes. Or il y a trois ans déjà, nous avions alerté les autorités: réunir ensemble un très grand nombre de personnes en état de stress intense ne peut que générer des incidents. Dans ces grandes structures, il est par ailleurs difficile de maintenir de relations humaines de qualité. Les personnes ne se sentent pas écoutées. Elles ont la sensation d’être un simple numéro, d’être humiliées.
(Article référencé sur le site "Les mots ont un sens")
A lire également :
- Protestations dans les centres de rétention - Roissy, Vincennes
- Expulsions : l'Europe critique la France
- Des centres de rétention aux zones de non droit... sans passer par la case Cimade
- Mère suicidée, père expulsé
- Expulsions : des vies se brisent, un centre de rétention s'enflamme, les affaires suivent leur cours...
- Communiqué de presse du RESF au sujet des événements de Vincennes
Sans-papiers - Mesnil-Amelot - Vincennes : la révolte gronde 














