Les armées sont-elles entrées dans une vraie période de vaches maigres, y compris au plan opérationnel ? C'est la conclusion que l'on peut tirer d'une décision récemment - et discrètement - prise par l'état-major des armées, qui vient d'annuler plusieurs missions que la marine nationale devait mener prochainement. Très clairement, ces mesures sont liées à l'augmentation du prix du pétrole.
D'un prix si élevé, désormais, qu'il semble trop cher pour nos armées. Un peu comme les automobilistes annulent des déplacements et s'organisent pour aller chercher le précieux carburant dans les supermarchés, les vaisseaux de la marine nationale sont à leur tour priés de ne plus acheter leur fuel n'importe où. Et surtout pas chez le premier marchand venu. Les instructions données aux commandants de navires de guerre actuellement déployés et en route pour la France consistent, avant leur retour au pays, à remplir leurs énormes cuves là où le pétrole est le plus abordable : dans les bases navales de l'OTAN de Crète et de Sicile.
Les pétroliers-ravitailleurs sont exceptionnellement autorisés à faire descendre leurs réserves sous la barre pourtant intangible des 70%. Précaution supplémentaire : ces mêmes navires nourriciers sont priés de délivrer l'or noir en priorité aux navires français, les alliés passant après...
... (Article complet... Le Point)(Article référencé sur le site "Les mots ont un sens")
Rationnée en pétrole, la marine nationale française annule d'importantes missions 












