Un appel à bloquer les ports pendant quarante-huit heures a été voté par des représentants d'une dizaine de ports de la Manche et de la Méditerranée, alors que l'Espagne rejoint le mouvement.
Le mouvement de la pêche française contre le prix du gazole fait tache d'huile. Alors que de nombreux pêcheurs ont poursuivi hier leurs actions dans certains ports, leurs collègues d'autres pays européens commencent à rejoindre le mouvement de grève.
Un appel à bloquer les ports pendant quarante-huit heures à partir de ce matin a été voté lundi par des représentants d'une dizaine de ports de la Manche et de la Méditerranée, réunis à Boulogne-sur-Mer. «Nos revendications sont toujours les mêmes: un gazole eurocompatible (prix unifié au niveau européen, ndlr) et une gestion raisonnable des quotas», explique Thierry Leprêtre, président du comité local des pêches de Boulogne-sur-Mer.
De leur côté, les pêcheurs du Guilvinec, premier port de pêche artisanale français, ont décidé hier soir de poursuivre la grève, tout comme plusieurs autres ports bretons ou normands non représentés à Boulogne. «Le manque de confiance est intact. On a beaucoup de mal à comprendre les annonces du gouvernement», déclare la présidente du comité des pêches de Lorient. «Nous lançons un appel à la grève générale dans la baie de Saint-Brieuc et partout ailleurs», a lancé pour sa part le président du comité des pêches de la baie de Saint-Brieuc, qui a voté la poursuite de la grève.
... (Article complet... Libération)(Article référencé sur le site "Les mots ont un sens")
La rébellion des pêcheurs français gagne l'Europe 












