Les transcriptions écrites véhiculées par les médias inversent constamment l’ordre des phrases pour inverser les rôles lors de cette altercation au salon de l’agriculture. En faisant précéder la réaction de Sarkozy par le "tu me salis" du passant alors que c’est l’inverse, ils transforment l’agressant en agressé. Le Monde, libération etc. nous présentent un président qui réagit à une insulte alors que c’est Sarkozy qui provoque le premier ("casse-toi"). Contrairement à ce qu’écrivent les médias, "tu me salis" viens APRèS. Pourquoi cette inversion des rôles ? Parce qu’ils savent que bien des gens excuseront - ou approuveront - les écarts de langage de Sarkozy avec ce type d’arguments : "il a raison de pas s’laisser marcher sur les pieds. Tu veux p’t’être qu’i s’laisse insulter sans rien dire ?".
Ceci étant souligné, puisque Sarkozy n’était pas insulté, à quoi réagissait-il ? Il réagissait en fait à la mise en péril de son scénario médiatique - le bain de foule souriant - par une réalité discordante (et oui tout le monde ne rêve pas d’être "touché" par le président!). Ne supportant pas ce peuple réel non scénarisé, il lui adresse ce "Casse-toi"... de ma com’ ! Voilà à mes yeux la signification politique de cette altercation, omise lorsque l’on ne regrette que les écarts de langage.
Fausse citation des médias
Les transcriptions écrites véhiculées par les médias inversent constamment l’ordre des phrases pour inverser les rôles lors de cette altercation au salon de l’agriculture. En faisant précéder la réaction de Sarkozy par le "tu me salis" du passant alors que c’est l’inverse, ils transforment l’agressant en agressé. Le Monde, libération etc. nous présentent un président qui réagit à une insulte alors que c’est Sarkozy qui provoque le premier ("casse-toi"). Contrairement à ce qu’écrivent les médias, "tu me salis" viens APRèS. Pourquoi cette inversion des rôles ? Parce qu’ils savent que bien des gens excuseront - ou approuveront - les écarts de langage de Sarkozy avec ce type d’arguments : "il a raison de pas s’laisser marcher sur les pieds. Tu veux p’t’être qu’i s’laisse insulter sans rien dire ?".
Ceci étant souligné, puisque Sarkozy n’était pas insulté, à quoi réagissait-il ? Il réagissait en fait à la mise en péril de son scénario médiatique - le bain de foule souriant - par une réalité discordante (et oui tout le monde ne rêve pas d’être "touché" par le président!). Ne supportant pas ce peuple réel non scénarisé, il lui adresse ce "Casse-toi"... de ma com’ ! Voilà à mes yeux la signification politique de cette altercation, omise lorsque l’on ne regrette que les écarts de langage.