La veille de l’annonce de la libération d’Ingrid Betancourt, les services secrets ont failli diffuser une note annonçant son décès. Le document, provenant de la cellule chargée de suivre l’affaire de l’otage des FARC, est resté dans un coffre. Le récit exclusif de « Bakchich ».
Le 1er juillet 2008, en fin de journée, un haut cadre de la DGSE a sauté au plafond. Le chef du Service d’Exploitation du Renseignement (SER), Jean-Pierre Boucher, venait de recevoir une note explosive. Le SER est l’un des trois services de la direction du renseignement des services secrets français. Boucher est celui qui supervise toutes les notes qui sont destinées aux plus hautes autorités de l’État. Notamment aux « quatre grands », comme on dit dans le jargon de la Piscine : l’Élysée, le Premier ministre, les ministres des Affaires étrangères et de la Défense, destinataires des documents les plus sensibles. Jean-Pierre Boucher a, ce soir-là, saisi son paquet de cigarettes, des Marlboro Light, et s’est précipité vers la fenêtre pour en griller une. Depuis qu’il est interdit de fumer dans les locaux de l’administration, que ne faut-il pas faire. L’hiver, pour éviter d’avoir froid, l’homme met sa casquette et se penche, à la limite de la chute, pour tirer sur son mégot.
... (Article complet... Bakchich.info)(Article référencé sur le site "Les mots ont un sens")
Comment la DGSE a failli annoncer la mort d’Ingrid Betancourt, la veille de sa libération 














