Afghanistan: un journaliste comdamné à mort pour "blasphème" Afghanistan: un journaliste comdamné à mort pour "blasphème" Afghanistan: un journaliste comdamné à mort pour "blasphème"


Afghanistan: un tribunal condamne à mort un journaliste pour "blasphème". Moulvi Shamas-ul-Rehman Moomand, président du tribunal qui a condamné un journaliste afghan, Perwiz Kambakhsh, à la peine de mort pour blasphème. Un journaliste afghan détenu depuis trois mois a été condamné à mort par la première chambre d'un tribunal du nord de l'Afghanistan sous l'accusation de "blasphème", suscitant mercredi de très vives protestations d'organisations de défense de la presse.

La famille de Perwiz Kambakhsh, 23 ans, a reçu mardi par écrit notification de la peine requise par le tribunal de la province de Balkh (nord), a indiqué à l'AFP le frère du reporter, lui-même journaliste, Yaqoub Ibrahimi. Le procès, a-t-il dit, s'est tenu à huis clos sans personne pour défendre le jeune homme.

La constitution de 2001 défend la liberté d'expression mais repose sur la loi islamique (charia). Son interprétation radicale requiert la peine de mort pour des actes jugés contraires à l'islam.

Le jeune homme avait été arrêté le 27 octobre pour distribution à ses camarades d'université de Balkh d'un article "insultant pour l'islam et interprétant de manière erronée des versets du Coran", selon le document officiel. Egalement reporter du journal local Jahan-e Naw (Nouveau Monde), il a rejeté cette condamnation et fera appel, selon sa famille.

Il n'est pas l'auteur de l'article incriminé relatif à une interprétation de versets du Coran sur les droits de la femme, ont indiqué ses confrères. Le texte proviendrait d'un blog iranien "www.roxaneh.blogfa.com", relatif à la défense des femmes. "Nous avons appelé la communauté internationale, en particulier les organisations de défense des médias, à nous aider à trouver un avocat pour le défendre car personne ne voulait le faire" dans la province, a déclaré à l'AFP le président de l'Association afghane des journalistes indépendants (AIJA) Rahimullah Samandar. Il n'en a toujours pas, a-t-il indiqué.

Les autorités locales, selon lui, "font pression sur les autres journalistes pour ne pas écrire sur l'affaire". Le président du Tribunal avait menacé lundi d'arrêter les journalistes qui soutiendraient Kambakhsh. "J'arrêterai tous ceux qui tenteront de le soutenir après cela", avait-il déclaré à la presse, en affirmant que le jeune homme avait "confessé" ses crimes.

Des journalistes réfléchissaient toutefois à un "possible" mouvement de protestation, selon l'un d'eux.

...  (Article complet... Courrier international)

(Article référencé sur le site "Les mots ont un sens")

 

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